Le Salon de l’Auto 2012 à Bruxelles

J’ai testé pour vous hier le Salon de l’Auto 2012 à Bruxelles. J’ai pu me balader sans le moindre souci, il y avait du monde, mais pas trop. Il y avait deux catégories de personnes. Ceux qui veulent acheter une voiture prochainement, et ceux qui n’en ont pas besoins. Vous allez rapidement comprendre l’importance de distinguer ces catégories, au fil de cet article

Une fois que l’on arrive sur place, des publicités d’exposants ornent tous les couloirs menant vers les palais. Les palais, pour ceux qui ne connaissent pas, sont les grandes salles de Brussels Expo où l’on peut aller admirer chaque marque. Il y a 12 palais dont 2 rien que pour les motos.
Un salon qui évolue avec le temps, comme le prouve la volonté de faire disparaitre les catalogues papiers et qui voulait prôner les e-card. Malheureusement tous les exposants ne l’utilisent pas et l’acheteur potentiel se retrouve facilement encombré alors que cette simple carte, de la taille d’une carte de banque, pouvait tenir aisément dans une poche.

Comme je le disais, il y avait plusieurs catégories de personnes dans ce salon. Personnellement, n’étant pas super satisfait de mon Opel Corsa, j’envisageais la possibilité d’acheter une nouvelle voiture tant que celle-ci avait toujours une valeur de reprise plus qu’intéressante.
Et c’est là que le bas blesse, une fois que l’on s’intéresse particulièrement à un modèle, soit il faut harceler un informant et lui sauter dessus dès qu’il est libre pour  obtenir les informations souhaitées, soit on a à peine mis la main sur la poignée de la portière pour s’installer à l’intérieur qu’on a un vendeur qui entre par derrière et qui harcèle en donnant des informations dont on se moque car, on est mal assis et que finalement, le modèle n’est pas intéressant.

Et puis, la plaie des « autres visiteurs » se fait ressentir. Attendre 15 minutes pour approcher une voiture et la regarder, parce que le papa du petit Louis qui joue derrière le volant ne trouve pas utile de lui rappeler qu’il n’est pas le seul à vouloir la regarder. Mais après Louis, il y avait en fait Basile et Victor qui étaient avec Maman dans la voiture à côté et qui voulaient aussi essayer celle où Louis était. Crise familiale. Victor s’écrie « C’est mon tour » mais Louis ne voulant rien entendre, c’est Basile qui en a l’honneur. Pendant ce temps là, je rappelle que cette voiture m’intéressait et que c’était le seul modèle présent sur le stand !

Bon ben on va aller chercher les informations sur la borne e-card le temps qu’ils s’amusent… Oh, la petite Ludivine aime bien l’écran tactile et trouve le logo très joli, elle joue donc pendant plus de 5 minutes. Il y a une seule borne par stand.

Chez Ford, le focus n’était pas sur la Focus mais sur la C-Max. Les cougars elles, aimaient particulièrement la Kuga, allez savoir pourquoi !

J’arrive chez Seat, je regarde l’Ibiza et deux gars sont devant moi pour s’installer derrière le volant. Je patiente gentiment, jusqu’au changement et que le premier dit au second « Prend ton temps, il y a quelqu’un qui attends ! ». En fait, je ne veux que des voitures de chieur moi ? Une fois que je suis dedans, Joachim, 12 ans, vient s’asseoir à côté de moi. Bon je ne fais pas attention, jusqu’à ce qu’il me demande de le conduire quelque part. Admettons, c’est un enfant, il trouve surement ça drôle. Puis il aimait bien la musique passant à la radio, il a mit le son à fond et est parti, comme ça il pouvait entendre en dehors de la voiture.

On change de stand, on arrive chez Toyota, on nous regarde un peu, et on nous parle de l’hybride.  Une des premières, la Toyota Prius, japonaise. Ce n’est pas raciste de dire hybride pour des japonais ?

Bon, vous l’avez compris, j’ai voulu me promener au salon de l’auto en étant un hypothétique acheteur, la moralité est de ne pas allez au salon pour acheter. Allez chez votre concessionnaire et dialoguez avec lui, vous aurez probablement de super réductions aussi et vous éviterez ceux qui n’en veulent pas. Pour certains, le rêve a un prix et il est à 12€, juste pour regarder.